Restaurer le **pré-apprentissage**, ne laisser aucun jeune hors radar.
« Avant 25 ans, aucune aide sans travail, formation ou service. Une solution pour chacun. »
Entre 1,3 et 1,5 million de jeunes ne sont ni en emploi, ni en études, ni en formation. 900 000 d'entre eux ne sont suivis par aucun service public, ni France Travail, ni mission locale, ni Éducation nationale. Chaque année, 150 000 sortent du système sans qualification. Nous finançons leur inactivité sans rien leur proposer.
Instaurer un pré-apprentissage obligatoire de six à douze mois pour les décrocheurs : remise à niveau, cadre collectif, immersion progressive en entreprise, avec des internats d'insertion pour les plus fragiles. L'entrée dans ce parcours ouvre droit au revenu d'engagement et de formation, 500 euros strictement conditionnés à l'assiduité. Un dossier numérique unique garantit qu'aucun jeune ne reste plus de 45 jours sans solution après le brevet.
Le revenu d'engagement coûte au plus 0,8 milliard d'euros, le sas de pré-apprentissage 0,6, la prime à l'embauche de 7 000 euros versée à la sortie du parcours 0,8 au maximum. L'ensemble est intégralement financé par le recentrage des aides versées aux moins de 25 ans, 5 milliards d'euros, dès lors qu'aucune prestation n'est plus versée sans activité.
Le système actuel est faussement généreux. Entre 16 et 25 ans, il est aujourd'hui possible de vivre d'argent public sans travail, sans formation et sans service, pendant que des milliers d'entreprises ne trouvent personne dans les métiers techniques. Cette situation est moralement intenable et économiquement absurde.
Les missions locales deviennent le pivot unique du dispositif et passent sous la responsabilité des régions, avec les branches professionnelles et France Travail à leur conseil d'administration. Tous les jeunes y passent à l'issue du brevet, quelle que soit leur voie. Le dossier numérique unique déclenche automatiquement les offres d'apprentissage, de formation ou de service disponibles dans le bassin d'emploi.
Un principe s'appliquera désormais : la main-d'œuvre présente sur le territoire est prioritaire. Aucun visa de travail, saisonnier ou durable, ne sera délivré sans que le poste ait d'abord été proposé aux jeunes de ces parcours. Avant d'importer de la main-d'œuvre, offrons un avenir à notre propre jeunesse, souvent issue de l'immigration et tenue à l'écart de l'emploi.