Contrôler davantage les importations et exiger la réciprocité.
« Ce qui est interdit chez nous n'entrera plus par l'extérieur.. »
À l'échelle européenne, 0,008 % seulement des importations font l'objet d'un contrôle physique. En 2024, 4,6 milliards de petits colis sont entrés dans l'Union, 12 millions par jour. Lors d'un contrôle douanier ciblé sur le fret express, 96 % des produits vérifiés se sont révélés non conformes.
Porter au niveau européen l'imposition systématique de clauses de réciprocité dans tous les accords commerciaux. Changer la doctrine des contrôles : ils seront réalisés prioritairement sur le marché, au point de vente, avec une remontée de responsabilité jusqu'à l'importateur. À effectifs constants, au moins la moitié des contrôles portera sur les produits importés. Renforcer le mécanisme d'ajustement carbone aux frontières et l'étendre aux produits transformés. Mobiliser la commande publique comme levier industriel, sur des critères compatibles avec le droit européen.
À effectifs constants. La mesure réoriente les moyens de contrôle existants vers les importations et desserre la pression qui s'exerce aujourd'hui de manière disproportionnée sur les entreprises françaises.
La première responsabilité est interne : il faut cesser de nous handicaper nous-mêmes, en supprimant les règles inutiles ou disproportionnées. La réciprocité ne vaut que pour ce qui est réellement essentiel et assumé collectivement. Mais lorsque ces exigences sont jugées indispensables, elles doivent s'appliquer à tous.
La France défendra une Europe qui conditionne davantage l'accès à son marché à une production sur son sol. Elle en prend enfin le chemin, nous pousserons pour qu'elle le fasse résolument. Face au retour des rapports de force, l'accès à notre marché ne peut plus être sans contrepartie.