Recentrer l'apprentissage sur les secteurs et les niveaux qui en ont le plus besoin.
« L'apprentissage concentré sur les jeunes et les secteurs qui en ont besoin. »
Le coût de l'apprentissage a plus que doublé depuis 2018, pour atteindre plus de 15 milliards d'euros par an. Dans le même temps, la part des contrats CAP et Bac Pro est tombée de 57 % à 35 %, et 63 % des apprentis relèvent désormais des services. L'argent public est allé là où il servait le moins.
Éteindre progressivement les aides à l'embauche et les niveaux de prise en charge dans les filières tertiaires du supérieur, où elles financent des recrutements qui auraient eu lieu sans elles. Sanctuariser l'industrie et la technologie, ingénieurs et BUT industriels compris, jusqu'au master. Revaloriser de 10 à 15 % le financement des formations jusqu'à Bac+2 et porter l'aide à l'embauche en TPE-PME de 5 000 à 6 000 euros.
4 milliards d'euros de gains sur l'extinction des aides et des prises en charge du supérieur tertiaire, dont 2,6 milliards immédiatement réaffectés aux niveaux CAP, Bac Pro et BTS. Le solde alimente l'économie nette de la réforme. Ce niveau de financement sera garanti pendant tout le quinquennat, parce qu'une filière industrielle ne se construit pas sur des budgets annuels.
Les résultats commandent l'arbitrage. Au niveau master, l'apprentissage affiche 95 % d'insertion contre 92 % en voie scolaire : trois points d'écart pour des milliers d'euros par contrat. Au niveau CAP, l'écart avec la voie scolaire dépasse vingt-cinq points. L'apprentissage est décisif là où il compense un déficit d'insertion, marginal là où le diplôme suffit déjà à trouver un emploi.
Ce que nous corrigeons n'est pas le principe, c'est la dérive. Ouvertes sans évaluation ni ciblage en 2018, les vannes sont aujourd'hui refermées sans distinction entre ce qui marche et ce qui échoue. Nous faisons l'inverse : évaluer, prioriser, investir là où l'impact est démontré.
Les formations entièrement fondées sur l'apprentissage sont préservées, sans frais d'inscription pour l'étudiant. Aucun jeune déjà engagé dans un parcours ne verra ses conditions changer en cours de route.