Supprimer le principe de précaution par référendum.
« Un principe de responsabilité et d'innovation, pas de précaution. »
Le principe de précaution partait d'une intention louable, ne pas faire courir de risques inconsidérés aux Français. Il a dégénéré en principe de précautionnisme, un principe d'inaction qui justifie par avance toutes les entraves. En son nom, on bloque l'innovation agricole, on paralyse nos filières industrielles, on nourrit une jurisprudence qui pèse sur la compétitivité et sur la souveraineté alimentaire du pays.
Supprimer le principe de précaution inscrit dans la Charte de l'environnement et lui substituer un principe de responsabilité et d'innovation. Cette suppression figurera dans la révision constitutionnelle soumise au référendum.
Ce n'est pas une renonciation à protéger. C'est un changement de charge de la preuve. Le principe de précaution demande de démontrer l'absence de risque, ce que nul ne peut jamais faire, et il aboutit donc mécaniquement au blocage. Un principe de responsabilité demande d'évaluer les risques et les bénéfices, d'assumer la décision et d'en répondre. Il est plus exigeant, pas moins.
Le doute ne profite plus au progrès, il profite au statu quo. Une nation qui a fait Ariane, l'EPR et le TGV s'est installée dans l'idée que ne rien faire était toujours l'option la plus sûre. Ce que nous voulons protéger ne se réduit pas à des procédures. C'est une civilisation.