Inscrire la laïcité et nos racines judéo-chrétiennes dans la Constitution.
« La laïcité sans accommodement. Notre héritage culturelle préservée. »
La laïcité est devenue le principe le plus invoqué et le plus maltraité de la République. Faute de définition constitutionnelle de sa portée, chacun en tire ce qu'il veut : les uns pour s'exonérer de la règle commune au nom de leurs convictions, les autres pour interdire une crèche de Noël dans une mairie. Le juge arbitre au cas par cas, et l'école, l'hôpital et les services publics en paient le prix.
Expliciter dans la Constitution la portée du principe de laïcité, en posant que nul ne peut invoquer son origine ou ses convictions religieuses pour s'exonérer de la règle commune. Cette définition constitutionnelle permettra d'étendre par la loi la neutralité du service public aux usagers, et de sécuriser la possibilité d'organiser des événements festifs s'inscrivant dans la tradition judéo-chrétienne de la France.
Étendre la neutralité aux usagers est la disposition la plus lourde de cet article, et elle est assumée. Elle signifie que l'accès à un service public peut être subordonné au respect de la neutralité, dans les situations où la loi le prévoira. Ce n'est pas une restriction de la liberté de croire, c'est une exigence sur le comportement dans les lieux de la République.
La reconnaissance de nos racines judéo-chrétiennes ne fait de la France ni un État confessionnel ni un pays qui hiérarchise ses citoyens selon leur foi. Elle constate une histoire, celle qui a façonné nos paysages, notre calendrier, nos fêtes et notre droit. Une nation qui a honte de ce qui l'a faite n'a rien à proposer à ceux qui la rejoignent.