Abaisser le seuil du référendum d'initiative partagée.
« 2,5 millions de signatures suffiront à ouvrir la voie à un référendum. »
Le référendum d'initiative partagée, adopté en 2008, n'a jamais tenu ses promesses. Il exige un cinquième des parlementaires et près de cinq millions de signatures en neuf mois. Un seul a été déclaré recevable en dix-sept ans, et il n'a pas prospéré. En 2019, plus d'un million de citoyens ont signé pour un référendum sur les Aéroports de Paris. On leur a répondu de revenir quand ils seraient cinq millions.
Abaisser le seuil populaire du référendum d'initiative partagée d'un dixième à un vingtième du corps électoral, soit environ 2,5 millions de citoyens, et l'ouvrir lui aussi à tout sujet. La démocratie directe cessera d'être une promesse de façade pour devenir un instrument réel, à portée du peuple réel.
Le seuil actuel n'a jamais été conçu pour être franchi. Cinq millions de signatures en neuf mois, sur un site administratif, sans campagne organisée : aucun pays comparable n'impose une telle barre. Un droit que personne ne peut exercer n'est pas un droit, c'est une façade.
En 2024, la proposition visant à réformer l'accès des étrangers aux prestations sociales a été écartée par le Conseil constitutionnel avant même d'avoir été soumise aux signatures. Verrouiller la loi puis verrouiller le référendum, c'est fermer les deux portes à la fois.
Concrètement, la signature de deux millions et demi de citoyens pourra conduire à l'ouverture d'un référendum sur la mise en place de peines plancher pour les délinquants récidivistes.