Supprimer le droit du sol et revenir à l'assimilation.
« Supprimer le droit du sol. »
On devient français aujourd'hui par l'effet mécanique d'un lieu de naissance, sans que rien ne soit demandé ni vérifié. La nationalité s'acquiert, elle ne se constate pas. Un pays qui distribue sa nationalité sans condition finit par ne plus rien transmettre avec elle, ni langue, ni mœurs, ni loyauté, et ce sont les Français issus de l'immigration qui ont réussi cette assimilation qui en mesurent le mieux le prix.
Inscrire dans la Constitution, au sein de la charte de l'ordre républicain, la suppression du droit du sol simple. On ne deviendra français que par filiation ou par assimilation vérifiée. Cette réforme des conditions d'acquisition de la nationalité fait partie de celles qui ne sont possibles qu'après la révision constitutionnelle, et elle sera soumise au référendum.
De nombreux juristes soutiendront que cette disposition n'a pas sa place dans une Constitution qui devrait rester un catalogue de grands principes. Ce sont souvent les mêmes qui organisent l'impuissance publique, en étouffant la parole populaire pour laisser libre cours à la logorrhée juridictionnelle. La Constitution appartient au peuple, pas aux commentateurs de la Constitution.
L'assimilation vérifiée n'est pas une formalité administrative de plus. Elle suppose la maîtrise de la langue, la connaissance de l'histoire et des institutions, le respect effectif des lois de la République, et l'absence de condamnation. Ce qui change, c'est qu'elle sera une condition, et non une case à cocher.