Supprimer le principe de précaution par référendum.
« Faire le choix de la science. »
Le principe de précaution est né d'une intention légitime, mais son interprétation a dérivé : de principe de prudence, il est devenu un principe de renoncement. Il ne protège plus contre un risque avéré, il suffit désormais à bloquer ce qui n'est pas certain, c'est-à-dire à peu près tout ce qui est nouveau. Une retenue d'eau, un bâtiment d'élevage, une molécule autorisée ailleurs.
Supprimer le principe de précaution tel qu'il figure dans la Charte de l'environnement, par une révision constitutionnelle soumise au référendum. Abandonner sur les produits phytosanitaires les trajectoires arbitraires, à commencer par l'objectif uniforme de réduction de 50 % fixé par Ecophyto 2030, au profit d'une logique d'autorisation au cas par cas, fondée sur l'analyse scientifique des risques et des bénéfices.
Une trajectoire de réduction fixée en pourcentage, sans distinction entre les substances, ne dit rien du risque réel : elle traite de la même façon un produit dangereux et un produit inoffensif, et elle sanctionne l'agriculteur qui n'a pas d'alternative. Le résultat est connu, l'impasse technique, puis l'importation du même produit cultivé ailleurs avec la molécule qu'on nous a interdite.
Ce que nous proposons n'est pas moins de science, c'est plus de science. L'autorisation au cas par cas suppose une évaluation sérieuse, contradictoire et publiée. Elle est plus exigeante qu'un objectif chiffré décidé d'avance, et elle a l'avantage d'être justifiable devant celui qui produit.