Financer la modernisation des fermes.
« Les aides publiques à ceux qui investissent. »
L'investissement agricole est freiné par un empilement de contraintes et par un fléchage inefficace des aides publiques, alors même que la modernisation est devenue une condition de survie économique. On subventionne des projets non viables pendant que des équipements de précision, qui feraient gagner en compétitivité et baisser les intrants, restent hors de portée.
Réorienter les financements dispersés vers l'investissement productif : équipements de précision, robotisation, automatisation des tâches pénibles, réduction des intrants, modernisation des bâtiments. L'État fixera des objectifs de résultats et laissera aux agriculteurs la liberté des moyens. Il Autorisera et encadrera l'usage des drones agricoles.
Les dispositifs existants seront redéployés, y compris une partie des crédits de la PAC. Jusqu'à **700 millions d'euros à partir de 2028.
L'objectif sera notamment de cesser de subventionner ce qui ne tient pas économiquement pour financer ce qui produit des résultats mesurables.
Les aides seront conditionnées à des résultats mesurables en compétitivité, en réduction d'intrants et en adaptation climatique, et non à l'adhésion à une norme prescriptive. Outre les motorisations électriques, méthane ou hydrogène, la France défendra un assouplissement du plafond européen d'incorporation des biocarburants, aujourd'hui autour de 7 %.
La connectivité des agroéquipements, leur interopérabilité et la maîtrise des données agronomiques sont des leviers majeurs de productivité : l'État soutiendra des standards ouverts et la propriété des données par les agriculteurs eux-mêmes. Enfin, près de dix millions de tonnes de pertes et gaspillages alimentaires sont enregistrées chaque année en France, un gisement qui sera valorisé vers de nouvelles filières.