Garantir le budget agricole européen sur sept ans.
« Un budget agricole européen garanti sept ans. »
La PAC reste un levier déterminant de la souveraineté française. La proposition présentée par la Commission en juillet 2025 conserve les aides à l'hectare et les paiements couplés, mais s'accompagne d'une réduction budgétaire et d'une responsabilisation accrue des États membres qui s'apparente à une renationalisation déguisée. Un agriculteur ne peut pas investir sur vingt ans avec un cadre révisable chaque année.
Veiller à ce que la PAC demeure pleinement européenne et pluriannuelle, avec des enveloppes agricoles dédiées sous forme de plafonds nationaux garantis sur sept ans. Relever le seuil de dégressivité de 52 à 100 hectares et porter le forfait petit agriculteur de 1 250 à 3 000 euros. Nous veillerons par ailleurs à fixer dans le plan stratégique national des objectifs mesurables par filière : part maximale d'importations, volumes produits, taux de transformation sur le territoire.
Les grandes puissances agricoles pilotent leurs politiques autour d'objectifs de production explicites, du Farm Bill américain aux objectifs d'autonomie chinois en passant par l'expansion des volumes brésiliens. L'Union européenne, elle, reste enfermée dans une logique administrative centrée sur les surfaces et les normes. La PAC doit redevenir un outil de souveraineté productive.
Les aides couplées seront mobilisées comme un levier stratégique : réduire la dépendance aux protéines végétales importées, relocaliser l'engraissement bovin, renforcer l'autonomie en volailles. L'exemple bovin est parlant, la France exportant massivement des broutards vers l'Italie pour l'engraissement, et perdant ainsi la valeur ajoutée qu'elle aurait pu capter chez elle.