Simplifier les démarches et réduire les tâches administratives grâce à l’IA.
Fin 2024, la fonction publique emploie près de 5,9 millions d'agents. En juin 2025, l'Alan Turing Institute a établi, tâche par tâche, que 41 % du temps de travail public peut être assisté par l'IA générative. Le rapport des inspections générales IGF-IGAS-IGA d'avril 2026 conforte ce gisement : 1,13 million d'agents publics sont exposés à l'IA au sens de l'OIT, dont plus de 700 000 significativement.
Rendre aux services publics, grâce à l'intelligence artificielle, l'équivalent de 250 000 emplois à temps plein de temps de travail à l'horizon 2032. Ce gain sera partagé à parts égales : 125 000 agents redéployés du back-office vers le contact, le soin, l'enquête et le contrôle, et 125 000 départs à la retraite non remplacés. Aucun licenciement.
Les économies annuelles à terme sont estimées à environ 7,5 milliards d'euros de masse salariale, 4 milliards sur les achats publics et 3 à 4 milliards sur la fraude, soit environ 15 milliards d'euros par an à terme au total. Les 125 000 agents redéployés restent rémunérés. Un budget de transformation de 5 milliards d'euros est prévu sur le quinquennat. Les économies attendues sont affectées à la réduction du déficit.
L'IA ne remplace pas l'agent public : elle lui rend son vrai métier. Là où l'on a besoin d'un enseignant, d'une infirmière, d'un policier, d'un juge ou d'un conseiller, nous en aurons davantage. Ailleurs, l'IA fera le travail, et aucun agent ne sera licencié.
Les gains ne sont pas théoriques. À la police et à la gendarmerie, la transcription et l'aide à la rédaction des procès-verbaux rendent du temps de patrouille et d'enquête. À l'hôpital, les comptes rendus de consultation et les courriers de sortie rendent du temps de soin : dans le système de santé britannique, 43 minutes par agent et par jour. À l'école, la préparation différenciée et la correction assistée rendent du temps d'enseignement.
Cette transformation suppose de l'organiser. Chaque agent sera doté d'un assistant IA sécurisé, et un ministère de plein exercice chargé de l'intelligence artificielle, appuyé sur un directeur technologique de l'État, en assurera le pilotage. Sans responsable politique identifié, une réforme de cette ampleur se dilue entre les administrations qu'elle dérange.
Les gains effectivement constatés seront publiés chaque année, service par service. C'est la condition pour que cet engagement se vérifie au lieu de se commenter.