Répondre à la guerre informationnelle.
« Des faits, jamais des mensonges.. »
La lutte informationnelle est un champ de bataille à part entière, et la France y est aujourd'hui en position défensive. Des puissances étrangères financent, amplifient et fabriquent des campagnes destinées à diviser les Français, à décrédibiliser nos institutions et à peser sur nos élections. Nous les constatons, nous les documentons, et nous n'y répondons pratiquement pas.
Renforcer VIGINUM et lui donner les moyens d'une détection continue, en lien avec nos partenaires européens. Assumer la riposte informationnelle face aux campagnes d'ingérence, à une condition absolue : jamais de fausses nouvelles, jamais de mensonges, uniquement des faits étayés. Autoriser dans un cadre légal et contrôlé l'usage de la vision par ordinateur pour la sécurité intérieure, avec interdiction expresse de la reconnaissance faciale en temps réel dans l'espace public à des fins de surveillance de masse.
Le renforcement de VIGINUM est compris dans l'investissement de 2,3 milliards d'euros sur le quinquennat consacré à la sécurité numérique de l'État. Il s'agit d'un renforcement de moyens humains et analytiques, non de la création d'une administration nouvelle.
La condition posée à la riposte n'est pas une précaution de style, c'est le sens même de ce que nous défendons. Une démocratie qui combat le mensonge par le mensonge a déjà perdu ce qu'elle prétendait protéger. Nos moyens sont l'attribution publique, la preuve, la rapidité et la coordination européenne.
L'encadrement de la vision par ordinateur suit la même logique. Ces technologies servent à retrouver un enfant disparu, à identifier un colis abandonné ou à reconstituer le parcours d'un suspect après un attentat. Ce qui est interdit, et qui le restera, c'est l'identification permanente de tous dans l'espace public. La frontière est claire : une technologie au service d'une enquête, jamais au service d'une surveillance généralisée.
Ces garanties seront inscrites dans la loi et leur respect contrôlé, parce qu'une technologie qui n'est pas encadrée finit toujours par être employée au-delà de ce pour quoi elle avait été acceptée.