Protéger les données sensibles sous juridiction européenne.
« Nos données sous juridiction européenne. »
La donnée est la matière première de l'IA. Celle des Français est aujourd'hui massivement captée par des plateformes extra-européennes qui en tirent seules la valeur. Les applications critiques de l'État et des opérateurs essentiels s'appuient trop souvent sur des infrastructures hors juridiction européenne, avec ce que cela fait peser sur notre souveraineté et notre sécurité.
Sanctuariser l'hébergement des usages sensibles : toutes les applications d'IA liées aux fonctions régaliennes, aux fonctions sensibles des opérateurs d'importance vitale et aux infrastructures critiques devront être hébergées sur des offres de type SecNumCloud, intégralement sous juridiction européenne. Créer, sous autorité publique, de grands espaces de données sectoriels souverains dans les domaines stratégiques, consolidés au niveau européen sous une marque unifiée, EuroDatas.
Le financement couvre le seul surcoût de souveraineté : création des espaces de données et migration des usages sensibles vers SecNumCloud. L'hébergement courant de l'État est déjà budgété et n'est pas concerné. Un cofinancement européen est prévu pour réduire ce coût.
L'objectif est triple. Mettre à disposition de l'écosystème européen des jeux de données de haute qualité permettant d'entraîner et d'améliorer des solutions nativement européennes. Faire émerger un standard européen de circulation de la donnée. Et permettre à nos champions d'entraîner leurs modèles sur des données propriétaires européennes.
Ce dernier point n'est pas technique, il est culturel. Des modèles entraînés massivement sur des corpus anglo-saxons reproduisent une langue, des références et une vision du monde qui ne sont pas les nôtres. Disposer de données françaises et européennes de qualité, c'est la condition pour que l'IA parle notre langue et connaisse notre droit, notre histoire et nos territoires.