Créer Marianne, l'assistant administratif de chaque Français.
« Un assistant administratif pour chaque Français.. »
Face à l'administration, le citoyen est seul. Il doit savoir quelle aide existe, quel formulaire remplir, quelle pièce joindre, quel service relance, et ceux qui s'en sortent le mieux sont ceux qui ont les moyens de se faire aider. Le non-recours aux droits est massif, et il frappe d'abord les plus modestes, les plus âgés et les moins à l'aise avec l'écrit.
Créer pour chaque Français un assistant administratif numérique, Marianne, capable de comprendre une demande formulée en langage courant, d'indiquer les droits auxquels la personne peut prétendre, de préremplir les démarches à partir des informations que l'administration détient déjà, et de suivre leur avancement. Le service sera gratuit, hébergé sous juridiction française et n'exclura aucun autre canal : le guichet, le téléphone et le courrier resteront accessibles.
Le développement et l'exploitation de Marianne s'inscrivent dans le budget de transformation de 5 milliards d'euros prévu sur le quinquennat pour la modernisation de l'État par l'IA. Le service s'appuie sur des données déjà détenues par les administrations : il ne crée aucun fichier nouveau.
Le principe fondateur est le « dites-le-nous une fois », promis depuis quinze ans et jamais tenu. Un Français ne devrait jamais avoir à fournir à une administration une information qu'une autre administration détient déjà. Marianne rend ce principe opérant, parce qu'une IA sait faire ce qu'aucun formulaire ne saura jamais faire : lire la demande de quelqu'un qui ne connaît pas le vocabulaire administratif.
L'enjeu est aussi celui de l'accès aux droits. Des milliards d'euros de prestations ne sont pas versés chaque année faute d'être demandés, par des personnes qui y auraient droit et ne le savent pas. Un assistant qui signale un droit non exercé fait plus pour la justice sociale que bien des dispositifs.
Marianne ne décide rien. Elle informe, prépare et transmet ; la décision reste à l'administration et le recours reste ouvert. Aucun refus ne pourra être opposé à un citoyen au seul motif qu'un système automatisé l'a produit.