Protéger les professeurs et faire respecter la laïcité, sans rien céder.
« Lever la main sur un professeur, ce sera vraiment comme s'attaquer à la République. »
Le professeur tient sa légitimité du savoir. Il l'a vue contestée, son autorité désignée comme un problème et son exigence dénoncée comme une violence symbolique. Quand il est agressé, il se retrouve seul. C'en est fini du « pas de vague ». La France n'a pas le droit d'oublier Samuel Paty et Dominique Bernard.
Reconnaître le professeur dépositaire de l'autorité publique : il bénéficiera des mêmes peines aggravées que ceux qui font respecter la loi dans la rue ou au tribunal, et les parquets recevront instruction de poursuivre systématiquement ces agressions. Créer dans chaque rectorat un service de protection juridique. Appliquer la laïcité sans accommodement : aucune contestation d'enseignement, aucune pression communautaire ne fera plus reculer l'école. Étendre la neutralité de la loi de 2004 aux accompagnateurs des sorties scolaires.
Sa liberté pédagogique sera réaffirmée, son dernier mot rétabli en conseil de classe, et le soutien de sa hiérarchie garanti en cas de conflit. Plus jamais un maître seul face à ceux qui contestent son cours : l'État se tiendra à ses côtés, juridiquement, immédiatement, physiquement.
L'école doit redevenir un sanctuaire, protégé de la violence, des pressions communautaires et de l'entrisme islamiste. Le port de l'uniforme sera encouragé, pour faire vivre, par-delà les origines, le sentiment d'appartenir à une même école.
Cette exigence vaut aussi pour les familles. Une alliance éducative prendra la forme d'un contrat d'engagement signé par chaque famille, portant sur le respect des programmes, de la laïcité et de l'autorité des professeurs. Le professeur enseigne, les parents éduquent, aucun ne se substitue à l'autre.