Transmettre : le savoir, rien que le savoir.
« À la fin du primaire, chaque enfant saura lire, écrire, compter. Chaque enfant.. »
Un enfant sur cinq entre au collège sans savoir lire couramment. Des CM2 font, à dictée identique, deux fois plus de fautes que leurs aînés de 1987. Et plus de 940 000 jeunes adultes maîtrisent à peine la lecture et le calcul. Ce qui n'est pas acquis à sept ans se paie à quinze, et souvent toute une vie.
Recentrer les programmes du primaire sur le lire, écrire, compter, ainsi que sur l'histoire et la géographie de la France. Mettre fin, dans le temps scolaire, à la dispersion des « éducations à » ceci ou cela : ces heures seront rendues au français, au calcul et à l'anglais. Ne retenir que les méthodes dont l'efficacité est explicitement prouvée. Consacrer chaque jour quinze minutes à la lecture, à hauteur de chaque âge, du primaire au collège.
Que l'on s'entende bien : ce qui est daté, ce n'est ni la dictée, ni la note, ni le maître qui transmet. C'est un demi-siècle de pédagogisme, qui a fait du professeur un simple accompagnateur et remplacé la transmission par l'« apprendre à apprendre ». En 1989, la loi Jospin a consacré l'élève au centre ; elle a mis le savoir à la porte.
Les Britanniques, qui ont rétabli la méthode syllabique dès 2006 et un test national de lecture en 2012, ne perdent que 7 points en lecture quand nous en perdons 44. Les écrans frappent tout le monde. Ils n'expliquent pas que nous tombions beaucoup plus vite que les autres.
L'anglais ne sera plus le privilège de quelques-uns : les mieux nés ont leurs séjours linguistiques, les autres n'ont que l'école.
Le temps scolaire sera par ailleurs étendu en ramenant les vacances de seize à quatorze semaines, à la moyenne des pays européens.