Rendre aux familles la liberté de choisir l'école de leurs enfants.
« La carte scolaire supprimée, et la règle du 80-20 avec elle. »
Ceux qui décident savent choisir pour leurs propres enfants. Des écoles exigeantes, libres de leur projet et du recrutement de leurs professeurs, où l'on n'entre pas par la carte scolaire. Les initiés la contournent, les autres la subissent. Et une règle que nul Parlement n'a jamais votée, le « 80-20 », attribue d'avance quatre professeurs sur cinq au public et un seul à l'enseignement libre.
Supprimer la carte scolaire et mettre fin à la règle non écrite du 80-20, qui bride depuis quarante ans un enseignement de plus en plus demandé. Réaffirmer la liberté de choisir comme la liberté constitutionnelle qu'elle est. Rendre aux parents qui le souhaitent la liberté d'instruire leur enfant en famille jusqu'à six ans.
Sans dépense nouvelle. La dépense publique par élève dans l'enseignement sous contrat est inférieure de 46 % dans le second degré et de 55 % dans le premier à celle d'un élève du public, selon le rapport parlementaire Vannier-Weissberg d'avril 2024. Rééquilibrer les moyens ne coûte donc rien à la collectivité et pourrait même rapporter.
L'école libre n'est pas l'adversaire de l'école publique. Elle applique les mêmes programmes, prépare aux mêmes diplômes, se soumet au contrôle pédagogique de l'État, accueille les élèves sans discrimination et emploie des professeurs agréés et rémunérés par la Nation. Ceux qui ont bâti notre école, Hugo, Ferry, Clemenceau, ont toujours défendu la liberté et le pluralisme, jamais un monopole scolaire.
Encore faut-il que ce choix existe ailleurs que sur le papier. Aujourd'hui, il se paie. C'est pourquoi la liberté de choisir ne vaut qu'associée à la liberté des établissements publics de bâtir leur propre projet, qui fait l'objet de l'engagement suivant. L'une sans l'autre ne produirait qu'un tri social de plus.
Dans les communes rurales, aucune classe ne fermera sans consultation obligatoire du conseil municipal, et la carte des implantations du primaire deviendra pluriannuelle, négociée avec les communes au lieu d'être subie. La baisse démographique ne doit pas servir à fermer aveuglément, mais à réorganiser intelligemment.