Créer mille écoles autonomes dans l'école publique.
« 1 000 établissements publics innovants d'ici 2032, libres de leurs moyens, comptables de leurs résultats. »
La France est l'un des pays les plus centralisés du monde développé : moins de 10 % des décisions se prennent dans l'établissement, contre 63 % en moyenne dans l'OCDE. Là où tout se fait, devant les élèves, presque rien ne se décide. On n'a jamais essayé la liberté dans l'école publique. Nous allons le faire.
Créer 1 000 établissements publics innovants d'ici 2032, écoles, collèges et lycées, dans les villes comme dans les campagnes et les quartiers. Créés par contrat de cinq ans avec l'académie et la collectivité, ils auront totale liberté dans le recrutement de leurs professeurs, l'organisation des cycles et leurs méthodes pédagogiques, avec autorisation de déroger aux programmes. Évalués tous les trois ans, ils perdront ce statut s'ils échouent. Pour tous les autres, l'autonomie devient la règle : le Conseil supérieur des programmes est supprimé, les programmes ne fixent plus que de grandes orientations.
À enveloppe constante. Les établissements innovants fonctionnent sur les moyens contractualisés avec leur académie, sans dotation supplémentaire. Ce qui change n'est pas le montant, c'est qui décide de son emploi.
La liberté et la responsabilité ont réussi partout où on les a essayées, l'uniformité bureaucratique nulle part. Le privé sous contrat montre la voie avec les mêmes programmes et des professeurs payés par l'État, mais des chefs d'établissement associés au recrutement et des équipes réunies autour d'un projet. Nous irons plus loin.
Mille pour commencer, et toute l'école publique à mesure que le modèle fera ses preuves. Les écoles primaires seront progressivement érigées en établissements de plein exercice, avec un vrai statut de directeur d'école doté d'une autorité réelle sur son équipe.
La contrepartie de la liberté, c'est la vérité due aux familles. Une instance nationale d'évaluation, sur le modèle de l'Ofsted britannique, évaluera et certifiera publiquement chaque établissement, public comme privé sous contrat, et remplacera le Conseil national d'évaluation de l'école, supprimé. Seul ce qui aura réussi pour les élèves fera école.