Rétablir les notes chiffrées.
« La note chiffrée rétablie, et plus aucun passage automatique. »
Les familles ne savent plus où en sont leurs enfants. Les codes de couleurs ont remplacé les notes, et l'on monte dans la classe supérieure par le seul effet de l'âge. Faire passer un enfant qui ne sait pas lire, ce n'est pas de la bienveillance, c'est une démission. Et pendant ce temps, il faut six générations à une famille modeste pour atteindre le revenu moyen en France, contre deux au Danemark.
Rétablir la note chiffrée, claire et lisible. Répondre à chaque difficulté détectée par une remise à niveau et une remédiation, jamais par un passage automatique. Rendre le redoublement et l'orientation à la seule souveraineté des conseils de classe. Faire du brevet un véritable palier d'orientation, conditionnant l'entrée au lycée dans la voie générale, technologique ou professionnelle. Relever substantiellement le niveau du baccalauréat.
Une évaluation ne vaut que si elle soigne autant qu'elle constate. Les évaluations individuelles ne devront plus seulement poser des diagnostics, mais établir pour chacun les remèdes nécessaires. Des étapes franchies, donc, et non enjambées.
L'évaluation distinguera clairement la connaissance acquise des compétences transversales. En mathématiques, calculer, raisonner, chercher ou modéliser ne se réduisent pas à une liste de cases à cocher : ce sont les savoirs qui sont évalués.
Et parce qu'une réussite reconnue est une réussite encouragée, nous rendrons au mérite sa solennité. La distribution des prix sera rétablie au collège et au lycée, un programme national de détection des talents sera lancé, et le brevet comme le baccalauréat seront remis chaque année le 14 juillet. Les universités, enfin, seront autorisées à choisir leurs étudiants sur des critères transparents, par un Parcoursup refondé en outil d'information et de sélection, intégrant les résultats du baccalauréat qu'il ignore aujourd'hui.