Stabiliser le prix de l’électricité.
« Un prix indexé sur nos coûts de production, plus sur les marchés. »
La fin de l'ARENH, intervenue le 31 décembre 2025, a laissé les consommateurs exposés aux marchés de court terme. Le Versement Nucléaire Universel qui l'a remplacée ne garantit ni des prix stables pour les clients, ni une couverture satisfaisante des coûts pour EDF. Nous produisons une électricité bon marché et nous la payons au prix du gaz allemand.
Pour les entreprises et les particuliers, instaurer un contrat pour différence bidirectionnel entre EDF et les fournisseurs : quand les prix de marché dépassent le prix de référence fixé par la CRE, les excédents sont reversés aux consommateurs ; quand ils sont inférieurs, EDF reçoit une compensation. Pour les grands industriels, le dispositif contractuel de long terme décrit dans la page Industrie prend le relais.
Le prix de référence repose sur les coûts complets du parc rénové, avec une marge pour financer les nouveaux réacteurs. Les volumes couverts, 100 à 130 TWh, seront alloués proportionnellement à la production nucléaire réelle, heure par heure. Le contrat est structuré entre EDF et les fournisseurs, non entre EDF et l'État : aucun flux financier massif ne transite par le budget public.
Contrairement à l'ARENH, ce dispositif est symétrique. Les fournisseurs qui bénéficient d'un accès à la production nucléaire devront s'engager sur des durées longues, pour éviter qu'ils n'en profitent seulement quand les prix de marché sont élevés. La participation au mécanisme pourra conditionner l'obtention de la licence de fourniture.
Combinée à l'arrêt du subventionnement des renouvelables et à la protection du parc nucléaire, cette réforme permet de viser une baisse de la facture de 5 à 10 % à partir de 2030. Ajoutée à la baisse immédiate de 5 % obtenue par la sortie de l'électricité des certificats d'économies d'énergie, c'est l'équivalent de deux mois de facture rendus chaque année aux Français.