Construire les EPR2 dans les coûts et délais prévus.
« 6 EPR2 construits dans les délais. Et 8 de plus s'ils le sont. »
En attendant la quatrième génération, le parc doit être consolidé par les six réacteurs EPR2 prévus à Penly, Gravelines et Bugey. Les retards et surcoûts de Flamanville ont une cause principale identifiée : une trop grande part d'ingénierie spécifique au premier exemplaire, des solutions conçues de zéro plutôt que reproduites.
Veiller à l'avancement des six EPR2, dont le premier doit être mis en service d'ici 2038, et construire une filière nucléaire européenne fondée sur la modularité des composants et la stabilisation de leur conception, pour que chaque réacteur bénéficie de l'expérience du précédent. Si l'avancement des six premiers est satisfaisant, confirmer la commande de huit EPR2 supplémentaires dès les deux premières années du mandat.
Coût total estimé à 72,8 milliards d'euros en valeur 2020, soit environ 84 milliards aux prix de 2026, dont 6,3 milliards déjà engagés. Un prêt de l'État à taux avantageux couvre 60 % du coût, adossé à l'épargne gérée par la Caisse des dépôts. EDF table sur une réduction de 30 % du coût unitaire entre le premier et le dernier réacteur de la série.
Le coût de production de ces nouveaux réacteurs est estimé entre 75 et 110 euros par MWh. Pour situer : en 2026, les installations photovoltaïques subventionnées percevront en moyenne 211 euros par MWh, l'éolien terrestre 101 et l'éolien en mer 185.
L'écart se creuse encore en coût complet. Contrairement aux renouvelables, le nucléaire n'exige ni investissements massifs de réseau, ni capacités de secours pour compenser l'intermittence. Comparer les seuls coûts de production revient à comparer le prix d'une voiture sans celui de la route.