Décider en France de notre production d’électricité.
« Notre mix électrique décidé à Paris, pas à Bruxelles. »
L'European Grid Package porté par la Commission prévoit près de 730 milliards d'euros d'investissements dans de nouvelles interconnexions transfrontalières. Pour la France, cette intégration contrainte reviendrait à importer l'instabilité des systèmes voisins, à affaiblir la compétitivité de notre électricité et à imposer à notre parc des contraintes de modulation conçues pour compenser l'intermittence des autres.
S'opposer totalement à l'European Grid Package et exiger le respect strict des traités, qui reconnaissent à chaque État le droit souverain de déterminer son mix énergétique. Constituer une coalition d'États favorables au nucléaire pour imposer la neutralité technologique, s'opposer au Conseil européen à tout projet portant atteinte à notre souveraineté énergétique, et saisir la Cour de justice de l'Union lorsque la Commission excédera ses compétences.
Ce n'est pas une hypothèse : en 2025, nos réacteurs ont subi 16 TWh de sur-modulation, arrêts et baisses de charge imposés par l'absence de débouchés économiques, en augmentation directe liée à la montée en puissance des énergies intermittentes sur le réseau européen. Le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne, en son article 194, reconnaît explicitement le droit souverain de chaque État membre ; le traité Euratom impose quant à lui à l'Union de favoriser le développement de l'industrie nucléaire civile.
Cette défense de notre souveraineté énergétique n'est pas un repli. Nous défendrons au contraire des accords bilatéraux librement consentis entre États souverains, et proposerons à nos voisins belges, suisses ou italiens des partenariats mutuellement avantageux : une connexion renforcée en échange d'une participation à la construction des nouveaux EPR.