Réduire les charges sur l’électricité et revoir le DPE.
« 5 % de baisse immédiate sur la facture ! »
La France dispose d'un avantage unique en Europe : une électricité décarbonée, produite sur son sol, pilotable et abondante. Deux dispositifs en renchérissent pourtant artificiellement le coût. Les certificats d'économies d'énergie, qui traitent l'électricité française exactement comme une énergie fossile importée. Et le coefficient d'énergie primaire, hérité des années 1970, qui pénalise le chauffage électrique dans le diagnostic de performance énergétique.
Sortir l'électricité du périmètre des certificats d'économies d'énergie et réduire d'autant le volume des obligations nationales, sans transfert de charge vers les autres énergies, en concentrant l'effort sur les opérations de sortie des fossiles les plus efficaces à l'euro investi.
Abaisser immédiatement le coefficient d'énergie primaire du DPE (redevenu simple outil d'information)de 1,9 à 1,2, niveau déjà retenu par la Finlande.
À coût budgétaire nul. Les deux réformes s'engagent sans aucune dépense supplémentaire pour l'État. La sortie de l'électricité des certificats produit une baisse directe des factures de 5 % : le dispositif s'est transformé en une fiscalité indirecte atteignant 9,5 milliards d'euros sur 2026-2030, payée par les consommateurs sans passer par l'impôt.
Le signal envoyé aujourd'hui est incohérent : on encourage les Français à consommer une énergie propre, et on les pénalise quand ils l'utilisent. Plusieurs évaluations publiques, dont celles de la Cour des comptes, ont relevé des effets d'aubaine importants, des fraudes récurrentes et une efficacité énergétique contestée des certificats.
Le coefficient d'énergie primaire produit une situation absurde : un logement chauffé à l'électricité décarbonée peut être classé moins performant que le même logement chauffé au gaz, alors que l'électricité française est décarbonée à plus de 95 % et émet environ sept fois moins de CO₂. Son abaissement remettrait théoriquement sur le marché 750 000 logements aujourd'hui bloqués. Comme notre projet logement le prévoit, il redeviendra quoiqu'il en soit un outil d'information et perdra son effet coercitif sur la location.