Cesser de subventionner les éoliennes qui font monter la facture.
« Plus un euro public pour de nouveaux projets éoliens et solaires : l'électricité moins chère. »
Le parc nucléaire ne peut pas descendre sous un plancher technique de 20 GW, alors que la consommation minimale, les nuits d'été et le mois d'août, tombe à 30 ou 35 GW. Il reste moins de 15 GW pour absorber une production solaire et éolienne qui ne se stocke pas et ne s'interrompt pas. Les objectifs de la PPE 3 sont physiquement incompatibles avec cette réalité.
Abroger immédiatement le volet électricité de la PPE 3. Déclarer infructueux les appels d'offres non attribués en photovoltaïque et en éolien en mer, et n'en plus lancer tant que la demande n'augmentera pas nettement. Supprimer les avantages fiscaux et tarifaires pour toute installation photovoltaïque mise en service après la promulgation de la loi. Ramener les trajectoires d'investissement de RTE et d'Enedis à la mesure des besoins réels.
Les objectifs de la PPE 3 feraient peser 15 à 20 milliards d'euros de charges annuelles supplémentaires sur les factures d'ici 2035, soit une hausse de 25 à 30 % du prix de l'électricité. RTE et Enedis prévoient près de 200 milliards d'investissements d'ici 2040, dont 47 milliards pour le seul raccordement de l'éolien en mer. Ces dépenses ne seront pas engagées.
Les situations juridiques constituées ne seront pas remises en cause : l'État tiendra ses engagements, y compris ceux qu'il n'aurait pas dû prendre. Mais il s'agit bien de la fin des subventions, et non d'un moratoire. Les projets disposant d'un équilibre économique propre pourront être instruits et autorisés, jamais financés par la collectivité. Les territoires ultramarins conserveront leurs mécanismes de soutien spécifiques.
Il ne s'agit pas de décarboner moins, mais de décarboner plus. Le photovoltaïque émet 40 grammes de CO₂ par kilowattheure, l'éolien 13, le nucléaire 4. En évinçant du réseau une électricité dix fois moins carbonée, le solaire subventionné dégrade notre bilan climatique tout en alourdissant les factures. Si la consommation repartait durablement au-delà du +1 % annuel prévu, cette position serait réexaminée.