Prolonger le congé jusqu'aux six mois de l'enfant.
« Un congé jusqu'aux six mois de l'enfant. »
Trouver l'équilibre entre l'arrivée d'un enfant et la vie professionnelle est l'une des préoccupations majeures des jeunes parents. Aujourd'hui, la plupart des couples travaillent tous les deux, et l'arrivée d'un bébé pose une question très concrète : comment s'organiser pendant les premiers mois sans que cela pèse trop sur la carrière ou sur le budget ?
Étendre le congé de naissance jusqu'aux six mois de l'enfant, à l'issue du congé maternité qui reste organisé selon les règles actuelles. Ce congé sera ouvert à l'un ou l'autre parent, selon leur choix, et restera facultatif. Le parent qui y recourt sera indemnisé à 70 % de sa rémunération antérieure, dans la limite du plafond de la Sécurité sociale, conservera son contrat de travail et retrouvera à son retour son poste ou un emploi équivalent.
Environ la moitié des 650 000 naissances annuelles donnerait lieu à l'activation de ce congé étendu. Pour un coût moyen de 1 200 euros par mois sur sept semaines, la mesure représente une dépense supplémentaire d'environ 700 millions d'euros.
Ce congé est une liberté, pas une injonction. Certains parents souhaitent reprendre vite le travail et confier leur enfant à une assistante maternelle, une crèche ou un proche. D'autres préfèrent que l'un prolonge son congé pendant que l'autre reprend. Toutes ces situations sont légitimes, et c'est aux parents, non à l'État, de décider ce qui leur convient.
C'est aussi la raison pour laquelle le congé n'est pas réservé à la mère. Le partage entre les parents n'est pas imposé, il est rendu possible, ce qui n'est pas le cas aujourd'hui dans les faits.
L'objectif est simple : offrir davantage de souplesse pendant les six premiers mois de l'enfant, sans obliger personne à choisir entre sa famille et son emploi.