Baisser le coût du crédit immobilier des familles.
« Les intérêts d'emprunt déductibles dès le premier enfant. »
La fiscalité immobilière française est parmi les plus lourdes des pays développés, comme l'a constaté le Conseil des prélèvements obligatoires en décembre 2023. Malgré des dispositifs d'aide coûteux, elle rigidifie le marché et décourage l'achat, rendant difficile pour de nombreux jeunes ménages l'acquisition d'un premier logement ou le passage à un logement plus grand pour accueillir des enfants.
Permettre aux familles ayant des enfants mineurs à charge de déduire une partie des intérêts de leur emprunt immobilier de leur impôt sur le revenu : 50 % pour un enfant, 75 % pour deux, 100 % à partir de trois. La déduction s'appliquera à l'achat d'un terrain, d'un logement ou à des travaux de construction et d'agrandissement, pour la seule résidence principale. Imposer aux banques commerciales de permettre le transfert des prêts immobiliers d'un bien sur l'autre.
La réduction d'impôt annuelle est plafonnée à 400 euros, majorés de 400 euros par enfant mineur à charge. Avantageuse pour les ménages redevables de l'impôt sur le revenu, cette déductibilité complète le soutien apporté par le prêt à taux zéro aux ménages peu ou pas imposables : les deux dispositifs se répondent au lieu de se superposer.
Un exemple concret. Une famille avec deux enfants ayant emprunté 100 000 euros à 3,3 % sur vingt ans, et payant 3 300 euros d'intérêts dans l'année, bénéficiera d'une réduction d'impôt de 1 200 euros, soit environ 36 % des intérêts payés cette année-là.
La transférabilité des prêts est largement absente du marché français alors qu'elle existe ailleurs en Europe. Elle change la vie des familles : aujourd'hui, un ménage qui a emprunté à taux bas et qui doit déménager pour un emploi ou pour un enfant de plus perd ses conditions et renonce souvent à bouger. On a figé les Français dans leur logement au moment où l'on leur demande d'être mobiles.