Ouvrir plus de places de crèche.
« Une crèche d'entreprise autorisée en six mois. »
La France manque de places de garde. Derrière les chiffres officiels, environ 1,28 million de places pour 1,25 million d'enfants dont les parents travaillent, se cache une réalité que les familles connaissent bien : trouver une crèche ou une assistante maternelle disponible reste un parcours du combattant. Le taux d'emploi des mères en couple n'est que de 71 %, et il tombe à 49 % pour les mères seules, contre 80 % pour l'ensemble des femmes.
Aligner le régime des micro-crèches sur celui des maisons d'assistantes maternelles, dont la souplesse a fait la preuve de son efficacité, et imposer à la protection maternelle et infantile d'autoriser l'ouverture d'une micro-crèche en entreprise en moins de six mois. Ce sont les normes et les délais, et non l'argent, qui empêchent aujourd'hui d'ouvrir des places.
Sans dépense nouvelle. L'alignement des régimes et le délai imposé à la PMI relèvent de la réglementation, non du budget. L'accès prioritaire au logement social pour les professionnels de la petite enfance s'inscrit dans le recentrage du parc sur ceux qui travaillent, décrit dans notre page Logement.
Le problème n'est pas seulement quantitatif. Le nombre d'assistantes maternelles diminue régulièrement, leur moyenne d'âge étant de 49 ans, et les crèches peinent à recruter et à se développer en raison de normes trop lourdes et d'une gouvernance complexe.
À l'inverse, les maisons d'assistantes maternelles, plus souples et moins coûteuses, connaissent une forte croissance. C'est le signe qu'un modèle privé, bien encadré, peut répondre vite aux besoins des familles. Les objectifs de qualité et de sécurité resteront fixés et contrôlés par les pouvoirs publics, mais les acteurs disposeront de davantage de liberté pour les atteindre.
Les professionnels de la petite enfance seront par ailleurs revalorisés, et un accès prioritaire au logement social à proximité de leur lieu de travail leur sera ouvert, en cohérence avec le recentrage du parc sur ceux qui travaillent. Sans professionnels, les places autorisées restent des places vides.
Faute de solution de garde, des femmes qui veulent travailler ne le peuvent pas. Ce n'est pas un choix, c'est une contrainte, et elle pèse d'abord sur les mères seules.