Supprimer le couperet des 67 ans, en particulier pour les femmes.
« Deux ans de retraite rendus, pour les femmes, d'abord. »
Aujourd'hui, celle qui s'est arrêtée pour élever ses enfants ou celui qui a connu de longs arrêts et des périodes de précarité doit attendre 67 ans pour partir sans décote. Ils sont plus de 60 000 chaque année, très majoritairement des femmes, souvent avec de petites pensions et des temps partiels subis.
Deux années de retraite seront rendues à ceux qui n'ont pas tous leurs trimestres. L'âge d'annulation de la décote sera ramené de 67 à 65 ans, et chacun partira au taux plein à 65 ans, quelle que soit sa durée de cotisation. Les femmes seront les premières à en bénéficier.
La décote calculée sur la durée de cotisation frappe d'abord les carrières hachées, qui sont pour les deux tiers celles de femmes. Notre réforme prend le contre-pied des projets fondés sur la seule durée de cotisation, qui repousseraient encore plus loin leur taux plein.
Sandrine a 61 ans et travaille comme aide à domicile. Sa carrière a été hachée, et elle n'aura que 161 trimestres à 63 ans. Partir à cet âge lui coûterait à la fois la décote et la proratisation, et sa seule issue sans décote est aujourd'hui d'attendre 67 ans. Avec la réforme, elle partira au taux plein à 65 ans, deux ans plus tôt, en connaissant le montant de sa pension à l'euro près.