Préserver et renforcer l'épargne retraite volontaire.
« L'épargne retraite encouragée même pour ceux qui ne paient pas l'impôt. »
L'épargne des Français est abondante, près de 6 000 milliards d'euros, mais elle va trop peu vers l'épargne longue, celle qui finance l'économie réelle et prépare la retraite. L'avantage fiscal attaché à l'épargne retraite reste par ailleurs réservé à ceux qui paient l'impôt sur le revenu.
Aucun produit d'épargne retraite n'est fermé, aucun encours n'est touché. PER, Préfon, épargne salariale et assurance-vie continuent d'exister. L'incitation à préparer sa retraite sera ouverte à tous, que l'on paie l'impôt ou non. Les versements volontaires garderont l'avantage fiscal du PER, avec une déduction portée à 50 000 euros par an et un crédit d'impôt de 30 % pour les non-imposables. La participation et l'intéressement iront par défaut sur le compte individuel de retraite, et la rente sera défiscalisée à hauteur de 25 %.
Le crédit d'impôt change la donne pour les ménages modestes. Un salarié non imposable qui verse aujourd'hui sur un PER ne tire aucun avantage de la déduction, puisqu'il n'a pas d'impôt à réduire. Demain, il bénéficiera d'un crédit d'impôt de 30 %.
Le versement par défaut de la participation et de l'intéressement sur le compte individuel permet à chacun de constituer son capital sans effort supplémentaire. La défiscalisation de la rente à hauteur de 25 % récompense la patience de ceux qui ont épargné.
Ce cadre, plus lisible et plus incitatif, doit réorienter une partie de l'épargne des Français vers le financement de nos entreprises. Il prolonge la proposition du livret « Produire plus » qui vise à encourager l'épargne à soutenir le financement de l'économie.