Rendre le travail toujours gagnant après 65 ans.
« Après 65 ans, chaque heure travaillée augmente le revenu. »
Aujourd'hui, le retraité qui veut rester actif est découragé. Il paie des cotisations qui ne lui ouvrent plus aucun droit, et s'il veut reprendre chez son ancien employeur, il doit parfois attendre six mois.
Après 65 ans, dès que la carrière est complète, chaque mois travaillé enrichira, et chacun choisira comment. Celui qui continue à plein temps sans liquider sa retraite verra sa pension majorée de 5 % par année travaillée, pour toute sa retraite. Celui qui veut lever le pied pourra cumuler sa pension et un salaire, jusqu'à 24 heures par semaine, sans cotisations sociales et sans délai de carence.
La surcote est une augmentation définitive, versée chaque mois. Bernard a 65 ans et une pension de référence de 1 800 euros. Il aime son métier et continue deux ans à temps plein. À 67 ans, sa pension dépassera 1 980 euros par mois, soit 180 euros de plus chaque mois, à vie. Sur vingt ans de retraite, il touchera plus de 44 000 euros de pension supplémentaire, en plus de ses deux années de salaire.
Le cumul emploi-retraite rénové repose sur des règles simples. La pension est versée au taux plein dès le premier jour. Le salaire ne paie aucune cotisation sociale, hors CSG-CRDS et impôt sur le revenu. La pension est simplement ajustée d'un montant égal à 30 % du salaire pendant le cumul, et retrouve son montant plein dès que l'on s'arrête. Chaque tranche de 100 euros de salaire ajoute ainsi 70 euros au revenu total.
Jacqueline a 66 ans et touche une pension de 1 700 euros. Elle reprend un mi-temps payé 1 100 euros bruts. Sa pension est ajustée à 1 370 euros, auxquels s'ajoute son salaire, soit 2 470 euros bruts par mois. Elle gagne 770 euros de plus qu'avec sa seule pension, près de 45 % de revenu supplémentaire pour un mi-temps.
Avec ces deux options, le système ne pénalisera plus jamais celui qui travaille, à l'inverse de la logique actuelle des trappes et des couperets.