Permettre à ceux qui reprennent un emploi de gagner plus.
« Reprendre un emploi rapportera toujours plus que rester sans activité.. »
Aujourd'hui, une mère isolée qui accepte un mi-temps au SMIC ne gagne que 270 euros de plus que si elle restait chez elle, une somme aussitôt absorbée par les frais liés à l'emploi. Seuils et effets de palier rendent la reprise d'activité perdante. Ce n'est pas un refus de travailler, c'est un système qui décourage ceux qui essaient.
Créer un Revenu d'incitation à l'activité en remplacement du RSA, de la prime d'activité et de l'allocation de solidarité spécifique. Sans activité ni revenu : 300 euros par mois, complétés par 250 euros dès quinze heures de formation ou de recherche d'emploi. Dès la reprise d'un emploi, l'allocation devient un complément diminué de 30 % du salaire. Chaque heure travaillée rapporte, et le gain est calculable à l'avance.
Un gain annuel de 2 milliards d'euros, obtenu par la fusion de trois prestations aux barèmes et aux guichets distincts, et par la fin des effets de palier qui rendaient le système à la fois coûteux et dissuasif.
Contrairement au RSA et à la prime d'activité, le RIA ne dépend pas de la situation familiale et n'interfère ni avec les allocations familiales ni avec les aides au logement. L'allocation s'annule au-delà de 1 833 euros de revenus d'activité mensuels. En complément, l'obligation d'un minimum légal de 24 heures hebdomadaires pour le temps partiel est supprimée, sauf accord collectif : c'est aujourd'hui l'un des obstacles aux reprises progressives.
Exemple concret : sans activité, Sylvie, mère isolée d'une enfant de trois ans, perçoit 1 486 euros par mois en prestations sociales et familiales. Dans le système actuel, un mi-temps au SMIC ne lui rapporterait que 270 euros de plus. Avec le RIA, son revenu total atteint près de 1 900 euros nets avant impôt, soit environ 400 euros de plus que sans activité.