Ne plus pénaliser les retraités qui veulent continuer à travailler.
« Tous vos trimestres et l'envie de continuer : près de 3 400 euros nets de plus par an. »
Seuls 36 % des 60-64 ans sont en emploi en France, contre 60 % en moyenne en Europe. Entre surcote, cumul emploi-retraite et retraite progressive, les règles sont illisibles, et le coût du travail en fin de carrière est dissuasif. Le pays se prive d'une expérience dont ses entreprises manquent.
Mettre en place un cumul emploi-retraite rénové, en deux temps. Avant l'âge légal, un seuil « zéro cotisation senior anticipé » exonère totalement de cotisations retraite et chômage les salariés ayant tous leurs trimestres. Après l'âge légal, un dispositif unique remplace la surcote et le cumul emploi-retraite : plus aucune cotisation hors CSG et CRDS, cumul partiel de la pension et du revenu d'activité, et suppression du délai de carence de six mois.
Impact neutre, voire positif, dès lors que 10 % de seniors supplémentaires prolongent leur activité. Pour l'employeur, l'exonération anticipée représente un gain d'environ 15 % du salaire brut, soit plus de 4 800 euros par an. Pour le salarié, près de 3 400 euros nets par an.
Ce n'est pas une contrainte de plus, c'est une liberté rendue. Aujourd'hui, un salarié qui a tous ses trimestres et veut continuer se heurte à des règles qui le découragent, et à un employeur pour qui le garder coûte cher. Demain, les deux y auront intérêt. Le dispositif réduit le coût du travail jusqu'à 35 % et permet aux entreprises de conserver des compétences clés. Il s'accompagne de la suppression du minimum de 24 heures hebdomadaires à temps partiel, et ne remet en cause aucun dispositif de carrière longue ou de pénibilité.
Concrètement : Catherine, 62 ans, a validé toutes ses annuités mais doit encore attendre dix-huit mois avant l'âge légal. Son salaire brut de 2 700 euros par mois coûte près de 3 650 euros à son employeur. Avec le seuil « zéro cotisation senior anticipé », son employeur économise plus de 400 euros par mois et Catherine gagne 280 euros nets de plus. Elle continue de travailler, l'entreprise garde ses compétences.