Déclaration de candidature de Bruno Retailleau.

Mes chers compatriotes,

Français de métropole, des outre-mer ou qui vivez à l’étranger,

J’ai pris la décision d’être candidat à l’élection présidentielle : 

Cette décision, je la prends :
avec la sincérité de mes convictions,
la force de mon expérience,
et la gravité qu’exige le moment.

Car je refuse de laisser notre pays dans l’état où il se trouve aujourd’hui : 

Une France qui s’enfonce, une France qui s’efface, dans un monde de plus en plus menaçant. 

A l’est, Vladimir Poutine sème la guerre à nos portes, et la Chine tisse sa toile au cœur de notre continent. A l’ouest, Donald Trump impose sa loi brutale et menace l’unité même du monde occidental. 

De son côté, l’internationale islamiste répand la terreur dans les pays qu’elle domine, tout en cherchant à infiltrer nos sociétés. 

Face à toutes ces menaces, l’Europe a un rôle à jouer ! Mais elle devra défendre son identité, son projet, et mettre fin à ses dérives technocratiques. 

Enfin, je veux parler de nous, les Français. Car c’est précisément à cet instant où la France devrait être forte qu’elle ne l’est plus. 

Pourtant, j’en ai la conviction : nous possédons tous les ressorts pour qu’à nouveau, le monde regarde la France avec respect.

Mais pour affronter les désordres du monde, notre pays devra d’abord remettre ses affaires en ordre.

Qui d’entre nous -et je pose cette question grave- peut regarder le pays que nous aimons sans ressentir de la tristesse, de la colère ou de la honte ?

Heureusement pour la France, le temps d’agir approche. Car seule l’élection présidentielle permet d’agir vraiment.

Agir, pour ne plus subir !

Pour ne plus subir l’impuissance,  alors qu’il faudrait de l’action.

Pour ne plus subir les renoncements, alors qu’il faudrait du courage.

Pour ne plus subir les mensonges, alors qu’il faudrait la vérité.

L’engagement que je prends, c’est de toujours vous dire la vérité. 

Dire la vérité, c’est dire qu’on ne peut plus tricher avec la réalité. 

Dire la vérité, c’est dire que l’immigration n’est pas une chance. Parce qu’au-delà d’un certain nombre, une société multiculturelle devient toujours une société multiconflictuelle. 

Dire la vérité, c’est dire qu’on ne peut pas vivre mieux en travaillant moins ; que l’Etat ne peut pas dépenser plus que ce qu’il gagne. 

C’est dire aussi que c’est la compétitivité des entreprises qui permet d’augmenter les salaires. Il ne peut pas y avoir de progrès social sans prospérité nationale. 

Dire la vérité enfin, c’est dire que notre école est devenue une machine à reproduire les inégalités, puisque la réussite des enfants dépend désormais de la position sociale de leurs parents. Cet échec est une honte ! L’école a besoin d’une refondation, une refondation par le mérite et par la liberté. 

Mes chers compatriotes, je ne veux pas être président de la République par obsession du pouvoir, mais par sens du devoir. 

Je ne chercherai pas à séduire à tout prix, et encore moins au prix de mes convictions. Je ne tenterai pas de vous convaincre par des slogans démagogiques ou par des postures théâtrales. 

Je crois au sérieux, à la constance, à la cohérence. Et je ne promettrai rien que je ne pourrai tenir.

C’est la ligne de conduite qui a toujours guidé mon engagement, depuis ma petite patrie charnelle, la Vendée, jusqu’au ministère de l’Intérieur.

Pour agir, je veux d’abord rétablir l’ordre.

Pour cela, il faudra reconstruire l’Etat. Je le remettrai  à sa juste place pour qu’il laisse respirer les Français. Pour que vous puissiez mieux vous soigner, mieux vous loger. Pour vivre mieux, tout simplement. 

Mais je ferai aussi respecter l’Etat, pour imposer partout l’autorité de la République. A nos frontières, dans nos rues. Je ne reculerai pas, je ne céderai pas : ni à la violence, ni au politiquement correct, ni aux dérives d’un Etat de droit qui s’est retourné contre le droit des Français à vivre en paix et en sécurité. 

Je veux aussi agir pour garantir la justice. 

Pour cela, il faudra refonder notre modèle social. Nous n’avons pas le droit de faire payer nos dettes à nos enfants. Nous devrons faire des économies, nous devrons faire des choix. 

C’est pourquoi, j’assume de donner la priorité à la France des honnêtes gens et au travail plutôt qu’à l’assistanat. 

Je rendrai justice à ceux qui le méritent vraiment. Je relancerai une grande politique familiale, car seule la relance de notre natalité assurera notre destin. Je serai le protecteur de la France des travailleurs, pas de la France des profiteurs.

Enfin, je veux agir pour faire renaître la fierté française. 

Parce que rien n’arrête les peuples fiers. Je veux donner aux jeunes Français une France à aimer. Je défendrai notre mode de vie, notre culture, notre civilisation. N’ayons pas honte de la France. Soyons fiers d’être français !  

C’est à cette condition que nous relancerons une France debout, indépendante. 

Mais la souveraineté ne se décrète pas. Elle se conquiert. C’est pourquoi demain, la loi cessera de brider l’esprit d’audace et le goût de l’innovation. 

Je réorienterai la protection de notre environnement sur une écologie de progrès. 

C’est ainsi que nous ferons de notre patrie une grande nation industrielle, un peuple d’entrepreneurs, de créateurs et d’ingénieurs.

Oui, je serai le président de l’ordre, de la justice, et de la fierté française. 

Je suis convaincu que ces attentes sont majoritaires dans le pays. Oui, une majorité nationale existe. Et j’entends qu’elle soit respectée ! Je ne ferai pas une politique pour des clientèles ou des minorités. Je ferai une politique pour toute la nation.

Pour cela, je vous redonnerai le pouvoir de décider.

 C’est pour moi un enjeu vital : en démocratie, on ne peut pas, on ne doit plus gouverner contre le peuple. 

C’est pourquoi lorsque je serai élu, je vous soumettrai directement par référendum plusieurs grands textes de loi. Ils constitueront le socle de notre nouveau contrat social.

Pour réduire drastiquement l’immigration, engager une véritable révolution de notre justice pénale, et  redonner la primauté à notre droit national dès lors qu’il s’agit de protéger nos intérêts fondamentaux. 

Je ne prendrai personne par surprise. Je ne ruserai pas. Je ne cacherai rien : ni ce que je suis, ni ce que je veux faire.

Au cours de la campagne présidentielle, je vous présenterai le texte et le calendrier de chaque projet que vous devrez trancher. C’est ce pacte de confiance que je propose à tous les Français.

Mes chers compatriotes, 

Chaque génération a devant elle une tâche à accomplir, un devoir à assumer : transmettre une France meilleure à la génération suivante. 

A nous, il revient de reconstruire la France. 

Je ne vous dis pas que ce sera facile. Mais je vous promets que c’est possible. J’ai vu précisément, au ministère de l’Intérieur, quels étaient les verrous à faire sauter. Pour briser l’impossibilisme qui nous paralyse. Je sais ce qu’il faut faire, les décisions à prendre, les textes à faire voter. 

Tout cela est à notre portée, si nous menons notre projet résolument et calmement. 

Simplement, il nous faudra ensemble du courage, de la volonté. Et la certitude que la France se relève toujours pour peu que nous, les Français, le décidions. Voilà ma conviction. Voilà l’appel que je vous lance. 

Pour la République que nous servons. Et pour la France que nous aimons.